Yéhoshoua – 6

Yéhoshoua – 6

vor 15 Jahren
Le Miracle Visible et le Miracle Invisible –NAVI 3 - Yéhoshoua –Semaine 2
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vor 15 Jahren
Le peuple juif est le peuple des extrêmes et il doit vivre au
dessus de la nature ou il se retrouve en dessous. Chapitre 8 : D.
dit à Yéochoua ne crains rien et repars en guerre contre Ayie et
tout ce qui appartient à Ayie sera entre tes mains…mais je te
préviens que tout le butin de la ville sera pour vous car je veux
que la conquête se fasse par le biais d’une stratégie militaire
(conquête qui passe par les voies naturelles et donc les butins
reviennent à Israël en apparence)…Yéochoua choisit 30 000 des plus
forts de ses soldats qu’il envoie en pleine nuit en embuscade
(Yéochoua met en place alors une technique guerrière des plus
fines). Yéochoua prévient ses troupes avec insistance et leur
impose de brûler la ville. Yéochoua va ordonner à 5 000 d’entre eux
de se placer à Beth El, l’armée de Yéochoua va se placer à tous les
points stratégiques. Après la victoire magistrale et facile contre
Kénaan et malgré la petite défaite contre Ayie, mettre en place une
telle stratégie face à….un petit village, nous sommes
nécessairement interpellés ! Le verset dit : vous conquerrez cette
ville que D. VOUS DONNERA ! Alors, conquête guerrière ou victoire
miraculeuse ? Le rav fouille dans le texte et le message s’impose.
Le butin est surtout dans le texte mais nous ne voulons surtout pas
le brûler tant il est précieux dès qu’il s’ouvre un peu ! Et en
plus, c’est D. qui donnera l’ordre à Yéochoua de prévenir son
embuscade quand sortir et d’intervenir. Nous ne comprenons plus
rien. Yéochoua est il un chef militaire ou un prophète qui attend
le signal du Maître du monde ? Le Tanakh est le microcosme de toute
l’histoire d’Israël. L’histoire sainte est remplie de message nous
indiquant précisément notre mission sur terre. Le peuple juif doit
être capable de vivre sa relation avec D. à 2 niveaux. Au niveau du
surnaturel, D. nous demande l’UNITÉ PARFAITE ! Et la deuxième
expérience est beaucoup plus subtile et c’est le quotidien de notre
histoire. L’homme qui fait l’histoire peut oublier qu’il n’est pas
seul à la faire. D. se dissimule à l’intérieur de l’action humaine.
A travers la conquête de Ayie, le Créateur va nous soumettre à un
second test. Israël devait faire la guerre suivant une stratégie
très fine, il devait récupérer une partie du butin et brûler le
reste. Dans l’association entre le travail de l’homme et l’action
de D., nous devons savoir déceler qui est la cause de tous nos
effets. D. nous demande de brûler 90% du butin pour nous éduquer à
comprendre que même si Israël pense qu’il a tout fait, le résultat
ne dépend que de D. Et c‘est la que se situe l’épreuve, s’investir
avec toute sa force et son intelligence et se dire que finalement,
nous n’avons rien fait ou presque est extrêmement difficile à
accepter et à percevoir. Pourquoi ? Car nous vivons dans un monde
avec des lois de la nature et nous devons vivre et nous investir
avec ce monde et vivre en même temps au delà de cette même nature.
Nous sommes soumis à des LOIS qui GÈRENT les LOIS de la NATURE.
Verset 30 du chapitre 8 : Yéochoua construisit un autel pour D. à
Eval (à 15km de Beth El, qui se trouve à Chkem, Naplouse)…comme ce
qui est écrit dans la Torah de Moshé, il écrivit sur des pierres
toute la Torah de Moshé (12 fois toute la Torah dans toutes les
langues soit 71 fois). Mais pourquoi fait il cela alors que juste
après la traversée du Jourdain, D. lui demanda de prendre 12
pierres à déposer à Guilgal (peu après Jéricho) en souvenir du
miracle de l’ouverture des eaux. D. ne lui a absolument pas demandé
d’écrire mais de poser des pierres d’eau, des dolmens afin de
perpétuer le miracle. Et en plus, quelle est le rapport entre
Guilgal et Eval ? Mais 2 versets plus loin, il est dit d’écrire sur
ces pierres toute la Torah. Il y a eu en fait 2 ordonnances dont
chacune est porteuse d’un message fondamental. Les 2 élévations de
pierre correspondent aux 2 grands événements qui vont symboliser
l’histoire d’Israël, un complètement miraculeux et un autre tout
aussi miraculeux mais voilé. Finalement, ce qui importe le plus au
Maître du monde, n’est pas de perpétuer le miracle visible mais le
miracle invisible. La Torah ne se dévoile que chez celui qui croit
aux miracles invisibles ! Le miracle visible n’est absolument pas
le signe de l’authenticité d’un message ! Nous n’écrivons la Torah
qu’après avoir enlevé les pierres déposées après la traversée du
Jourdain et juste après les pierres édifiées à Ayie Cette histoire
est merveilleuse et renferme des messages cachés pour l’histoire de
notre peuple.
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