David - 70

David - 70

vor 13 Jahren
Je suis justice et amour..et mon oeil !
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vor 13 Jahren
RESUME DU COURS : Nous avons vu que, selon nos Maîtres, Avshalom
préfigure Gog et Magog, dernière révolte de la civilisation
occidentale chrétienne contre Israël, d´où jaillira la Délivrance
finale. Comme nous l´avons dit, Avshalom avait pris sur lui la
nezirout, c’est-à-dire qu´il s´était retiré du monde. Mais, bien
que naziréen, il convoita néanmoins le pouvoir et planifia de s´en
emparer. A son image, et paradoxalement, la religion fondée par
celui disant "mon royaume n´est pas de ce monde" est celle qui eut,
dans l´histoire, un pouvoir qu´aucune autre n´eut jamais !
"Avshalom mit au monde 3 fils, et 1 fille qu´il appela Tamar (il
voulait montrer qu´il portait sur lui la souffrance de sa sœur et
qu´il se battait pour les valeurs morales et spirituelles dans ce
monde). "Cela faisait deux ans qu´Avshalom était revenu à
Jérusalem, mais le roi refusait de recevoir son fils. Avshalom
envoya une missive à Yohav, lui demandant absolument de voir son
père, mais Yohav refusa. Après un nouvel essai, Avshalom dit à ses
serviteurs : allez mettre le feu à tous les champs de Yohav." La
Torah décrit ici le type fondamental de celui qui se prend pour le
modèle : il se présente comme la morale suprême et comme la
religion d´"aimer son prochain comme soi-même", mais la Torah nous
montre que celui qui se croit meilleur que les autres perd toute
notion de ses limites : il ruine et détruit ceux qui ne pensent pas
comme lui, ou qui ne lui permettent pas de montrer qu´il a raison.
Dans le personnage d´Avshalom, la Torah a fixé le prototype de
celui qui, au nom de sa compréhension personnelle, tue et fait des
horreurs ; on verra qu´ensuite, il voudra aussi tuer son père et
violera ses femmes ! "Yohav vint trouver Avshalom : "pourquoi tes
serviteurs ont-ils brûlé mes champs ?" Avshalom lui répondit :
"c´est moi qui doit te demander des comptes ! C´est moi qui brûle,
tous les jours, à l´intérieur ! Pourquoi m´as-tu ramené, si c´est
pour me laisser mourir sans pouvoir voir mon père ?" On voit la
force de l´hypocrisie qui retourne ses propres torts contre
l´autre, l´accusant au point qu´il se sente coupable ! Yohav,
déconcerté par tant d´hypocrisie, ne trouve rien à lui répondre.
Pourtant, Yohav est un vrai guerrier, un dur, et même la seule
personne dont David ait dit "j´ai peur de lui". C´est toujours
l´art de nos ennemis, qui tuent et ruinent, puis se font passer
pour les victimes et nous font nous sentir coupables ! C´est ainsi
que Yohav alla chez le roi, lui raconter la souffrance de son fils.
Avshalom avait dit : "Je veux parler avec le roi et faire valoir
mes droits. Je veux lui prouver que je n´ai pas fauté." Il était
sûr de pouvoir convaincre David. "Avshalom arriva devant le roi, se
prosterna devant lui. David embrassa son fils". Mais il ne lui dit
pas un mot. "Avshalom s´en alla. Et ce fut après cela…" qu´il
commença sa révolte contre son père. Rashi explique qu´Avshalom
interpréta le silence de David, et le fait qu´il l´ait embrassé,
comme un pardon complet et une approbation de ce qu´il avait fait.
En réalité, David ne réagit pas parce qu´il était brisé. Il savait
que tout ce qui se passait était l´accomplissement de ce que le
prophète Nathan lui avait annoncé : que de sa maison sortirait le
mal, à cause de sa faute avec Bat Sheva. Il était dans une forme de
dépression et ne savait pas comment réagir. Avshalom crut pouvoir
en déduire que son père n´était plus à la hauteur et qu´il fallait
qu´il le remplace. Par divers types de manipulations démagogiques,
il se créa un nom dans le pays et parvint à rallier une grande
partie du peuple, contre David. Il construisit son personnage sur 4
piliers : grâce à ses cheveux longs de naziréen, il se présentait
comme étant détaché de ce monde ; par le nom de sa fille, Tamar, il
signifiait qu´il était le saint défenseur de la morale ; en
recevant le peuple pour "rendre justice" aux opprimés, il
prétendait être le juste juge ; il voulait se faire passer pour
l´homme de l´amour, proche de son peuple. "Et ce fut au bout de 40
ans qu´Avshalom vint chez le roi et lui dit : laisse-moi partir à
Hevron, car je dois accomplir mon vœu." Hevron est la ville des
racines d´Israël. Mais c´est aussi, explique le Malbim, la capitale
de la tribu de Yehuda. Avshalom entreprit de réunir aussi autour de
lui la tribu de Yehuda. Nos Maîtres expliquent qu´il attendit que
ce soient écoulés "40 ans" depuis que le 1er roi avait été oint par
Shmuel. 40 ans est le chiffre qui symbolise la fin d´un cycle et le
début d´un autre. De même qu´il fallut attendre 40 ans pour que
l´ancienne génération disparaisse dans le désert et que la nouvelle
entre en Eretz, Avshalom se dit que l´ancienne royauté devait
disparaître, pour que la nouvelle puisse prendre le pouvoir. Il
utilise les symboles d´Israël pour créer son mensonge puis déclare
: l´ancien est fini, et il doit disparaître ; je suis le nouveau.
C´est pourquoi nos Maîtres y voient Edom. Avant même la naissance
de la religion et de la civilisation édomique, nos Maîtres nous en
ont déjà donné tous les signes ! Tous les éléments étaient présents
dans la Torah, pour nous mettre en garde. C´est pourquoi, quand
apparut le mensonge, les vrais Juifs le refusèrent ! Dès le début,
Avshalom s´est posé comme une essence de roi, qui a le droit de se
créer une justice complémentaire à celle de la Torah. Il tua son
frère car, comme roi, il s´en voyait le droit, oubliant que David
était encore roi, et que son frère Amnon, en tant qu´aîné, aurait
dû succéder à David. En réalité, il lui fallait tuer Amnon pour
s´ouvrir la voie de la royauté, et il se présenta donc comme le
justicier ! Derrière les grands modèles de l´humanité, se cachent
des hypocrites qui veulent prendre le pouvoir, soit par la force,
soit par les cheveux longs et la démagogie de l´amour. La Torah
nous avait prévenus : un jour, se lèvera quelqu´un fonctionnant
exactement comme Avshalom. Mais nous ne pouvons être trompés, car
la Torah ne nous présente pas un tel langage de miel et d´amour. La
Torah est gvoura, difficulté : elle ordonne la circoncision d´un
bébé ; pour sortir d´Egypte, il fallut égorger et rôtir l´idole des
Egyptiens, le jour même de leur fête idolâtre, au risque de nos
vies ! Celui qui prétend nous prendre en charge et nous sauver est
seulement un Avshalom. Quand on décompose le mot klipa, choisi par
nos Maîtres, on obtient : kal yafé, facile et beau. Car ce qui est
séduisant, c´est le mal : nos Maîtres présentent le mal comme ce
qui semble faire du bien, mais le bien immédiat est forcément la
couverture du mensonge qui se cache derrière. Miel, mensonge et
mort vont toujours ensemble.
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