David - 71

David - 71

vor 12 Jahren
Face a l´epreuve!
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vor 12 Jahren
RESUME DU COURS : Nous sommes arrivés à la véritable épreuve de
David. Son comportement va être pour nous un immense enseignement,
pour savoir comment nous comporter dans les difficultés. David
perdra momentanément la royauté, mais il retrouvera ensuite tout ce
qu’il avait perdu. Car la lignée royale ne peut sortir d’Avshalom
qui, finalement, va être tué. De cette épreuve terrible pour David,
on voit que ce qui affaiblit ou fortifie un homme, ce n’est pas ce
qui s’abat sur lui, mais la façon dont il réagit. La victoire d’une
épreuve est toujours morale et spirituelle, et non matérielle :
comment suis-je arrivé à être plus fort que les événements, et à
rester roi dans l’épreuve ? Avshalom a sonné le shofar et tout
Israël s’est rassemblé autour de lui. "David dit à ses serviteurs
restés avec lui : "levons-nous et partons, de peur qu’il ne nous
rattrape, car il ne fera de nous qu’une bouchée, si nous restons
là". Il partit à pied, avec toute sa maison..." Ce texte suscite
deux questions énormes : d’abord, durant des décennies de combats,
David n’a jamais pris la fuite, ni perdu une bataille. Comment
peut-il dire de fuir "de peur qu’il ne fasse de nous qu’une
bouchée" ? Il ne part pas par peur de la confrontation, puisqu’elle
aura lieu ensuite, et il sera vainqueur, bien que l’armée
d’Avshalom ait été beaucoup plus nombreuse ! D’ailleurs, Avshalom y
sera tué. Autre question : jamais un roi ne va à pied ! Les
hala’hot le lui interdisent. De plus, David dit qu’il faut se
dépêcher ! Il y a donc une signification profonde à tout cela.
David sait que tout ce qui se passe en bas est seulement le reflet
de ce qui se passe en haut. Il cherche donc CE QUE D. VEUT DE LUI,
au travers de cette révolte de son fils. Il comprend qu’en réalité,
c’est D. qui remet en cause sa royauté ! Avec son fils, il sait
qu’il gagnerait mais, avec D., D. ne ferait de lui qu’une bouchée !
Il doit analyser ce qui lui arrive et en chercher le message
spirituel. Cela nous enseigne que, si nous analysons ce qui nous
arrive de façon seulement horizontale, nous sommes perdus. Il nous
faut ce réflexe spirituel, dès qu’il nous arrive quelque chose
d’anormal, de chercher VERTICALEMENT quelle en est la raison. Notre
problème est par rapport à Hachem et, contre Lui, nous ne pouvons
rien ! La manière dont les problèmes nous arrivent est déjà en soi
un message. David comprend que, si l’on revendique sa royauté,
c’est que D. ne le veut plus roi. C’est l’unique raison pour
laquelle il s’en va ! Car il n’est pas arrivé au pouvoir par ses
propres moyens ; maintenant... "Celui qui a donné a repris...",
comme le dit Job. Plus nous nous accrochons à ce que l’on veut nous
prendre, et plus nous devenons, soit méchants, soit désespérés.
Mais, de toute façon, cela nous montre que notre combat n’est pas
le bon. David sait que RIEN NE LUI EST VRAIMENT PRIS, tout
simplement parce que... rien dans ce monde n’est vraiment à nous !
Si nous comprenons le message et changeons, Hachem, s’Il veut
ensuite nous redonner, le fera, comme Il le fit pour David qui
reçut tout en retour, par la suite. Comme le dit le Zohar : dans ce
monde, rien ne se perd. Ce qui est à nous le sera toujours, et ce
qui n’est pas à nous ne le sera jamais. Le fait que David parte à
pied nous apporte un troisième enseignement : quand Hachem nous
signifie quelque chose, il faut LE VIVRE JUSQU’AU BOUT. A partir du
moment où D. remet en cause sa royauté, David redonne à Hachem tous
les signes du roi et son kavod : il se brise et s’humilie devant D.
En réalité, il se dépêchait, non de fuir devant son fils, mais de
faire teshuva, de peur qu’une punition ne le rattrape. "Tous les
serviteurs qui ne l’avaient pas abandonnés partirent avec lui,
ainsi que les coupeurs (les combattants d’élite) et l’élite
intellectuelle. Le rejoignit la famille des guitim, 600 personnes
venues à pied de Gat." Sont donc avec lui les deux extrêmes, à la
fois les meilleurs soldats et les penseurs d’Israël, et aussi des
non-Juifs, Philistins qui sont prêts à tout quitter et à risquer
leur vie pour lui, et deviendront ensuite ses plus fidèles
serviteurs. La Torah nous donne ici un principe fondamental : il
n’y a pas d’épreuve où tout soit noir. IL RESTE TOUJOURS DE
NOMBREUX POINTS DE LUMIERE. Souvent, l’homme ne voit que les trous
noirs. Mais il y a aussi le positif nécessaire pour qu’il ne
s’écroule pas. D. n’avait pas abandonné David, et ne nous abandonne
jamais. Dès que nous sentons que quelque chose bloque, dans notre
vie, il faut prendre du recul et tout redonner à Hachem. Si quelque
chose est vraiment à nous, dès que nous aurons fait teshuva,
c’est-à-dire retour à Lui, Il nous rendra tout ce qui doit nous
revenir. Il en est de même dans le couple, et dans les relations
avec les autres : en cas de tension, il faut toujours "lâcher du
lest". Il est significatif de voir que, au moment où David est
affaibli, des non-Juifs (qui sont même Philistins et devraient être
ennemis d’Israël !) se joignent à lui, se mettant du côté du
véritable pouvoir d’Israël. C’est la préfiguration des nations qui,
un jour, reviendront vers Israël et lui diront : entrez dans la
véritable dimension de ce que vous êtes.
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