David - 59

David - 59

vor 13 Jahren
Pas bon d´etre (trop) bon.......
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vor 13 Jahren
RESUME DU COURS : Après avoir vaincu tous les ennemis, David put se
consacrer à son peuple : "Il régna sur tout Israël, et il rendit
mishpat (la justice) et tsedaka (la charité) à tout son peuple." Le
Talmud fait remarquer que les 2 ne vont pas ensemble : "à l´endroit
de la justice, il n´y a pas de place pour la charité", et
inversement. Car la justice, c´est de condamner s´il le faut, et
d´imposer à quelqu´un ce qu´il ne voudrait pas, et même de le punir
; la tsedaka, au contraire, est de lui donner ce qu´il ne mérite
même pas de recevoir. Mishpat, c´est l´exercice de la loi, et
tsedaka c´est faire le contraire (permis) de la loi. Comment David
peut-il faire les deux, au même moment, avec les mêmes personnes ?
Autrement dit, que fait-il, si c´est le riche qui a raison, et que
le pauvre qu´il faudrait condamner risquerait de s´écrouler, avec
sa famille ? Selon nos Maîtres, au tribunal, David disait au pauvre
"tu as tort, et du dois payer." Ensuite, quand il avait bien
intégré sa faute et assumé sa responsabilité, David envoyait
quelqu´un afin de pourvoir à ce qu´il devait payer. Car on ne peut
demander au riche de renoncer à ses droits. "Il y a des choses, ou
tu les comprends toi-même, ou on ne te les dira jamais". Si le roi
lui dit "donne", le riche le fait, mais contraint et, selon la
hala´ha, le pauvre aurait volé cet argent. Le riche doit dire de
lui-même : je renonce à mes droits. De plus, le pauvre doit
comprendre qu´il a tort. Il est amoral de faire croire au misérable
qu´il a raison, comme le monde d´aujourd´hui le fait. Ce n´est pas
parce que quelqu´un est riche qu´il a forcément tort, et si
quelqu´un est pauvre, qu´il est forcément innocent ! Il faut dire
qui a tort et qui a raison. Et le coupable doit payer ce qu´il
doit. David était le modèle parfait de la morale humaine adamique
qui consiste à ne jamais laisser croire à celui qui a tort qu´il a
raison, même s´il est opprimé, et à ne jamais contraindre celui qui
a raison à renoncer à ses droits. Mais, tout en dirigeant le
royaume, David savait être proche de son peuple et se souciait
lui-même de celui qui n´avait pas de quoi payer son dû. Ainsi,
grâce à ce que faisait David, la loi était entièrement acceptée par
tout le monde : justice (et un sentiment de dignité) était rendue
au riche, et on faisait tsedek (sentiment qu´il a été bien jugé) au
pauvre, en lui apprenant à prendre ses responsabilités et
reconnaître ses torts. L´un et l´autre retrouvaient donc la
véritable valeur morale. "David se posa la question : reste-t-il
encore quelqu´un de la famille de Shaül envers qui je pourrais être
bon, en raison de ma promesse à Yonathan… Il restait le chef des
serviteurs de la maison de Shaül…" David lui demanda "y a-t-il
encore dans la maison de ton ancien maître un descendant avec
lequel je pourrais appliquer "tsedek Elohim". Oui, il y a le fils
de Yonathan, mais il est paralysé des jambes." ´Hessed Elohim" est
la même notion que "mishpat et tsedaka", car Elohim évoque le din,
la rigueur, contraire du ´Hessed, débordement de bonté. La famille
de Shaül était le pire ennemi de David qui ne peut donc faire
seulement ´Hessed. Il faut cette union des contraires. Mais, dès
qu´il vit le fils de Yonathan, et qu´il était un géant de la Torah,
David le prit pour maître. Il l´appela tout de suite "Méphiboshet",
la bouche qui me fait honte, car il était plus grand que lui, le
contredisant même en public quant à la Torah. Et il lui dit "je te
fais du ´Hessed, et sache que toutes les propriétés que j´ai prises
à Shaül, je te les donne. Et tu mangeras toute ta vie à ma table."
Nos Maîtres expliquent que, selon la hala´ha, quand un homme se
révolte injustement contre le roi légal, il perd tous ses biens.
David avait donc confisqué tous les biens de Shaül. Mais, après
avoir parlé de "´Hessed Elohim", qui était l´expression de
l´équilibre, il semble qu´il ait été aveuglé par le fait que
c´était le fils de Yonathan, et par sa grandeur dans la Torah.
Shaül avait fauté à son égard, et ses biens avaient été confisqués.
Les restituer pouvait faire peser des doutes sur la légitimité de
la royauté de David. La Torah nous donne, ici, l´une des clés les
plus sages de toute relation humaine authentique : il est dangereux
de faire à quelqu´un un bien démesuré. Quand tu es bon, juste et
responsable, tu dois faire attention à qui bénéficie de ta bonté,
car tu te mets en danger. Et c´est une clé que l´occident devait
comprendre, car elle explique son effondrement et sa mort future.
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