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vor 14 Jahren
Le Ralbag observe : « Comment David a-t-il pu arriver à la
conclusion de tuer Naval et toute sa maison, lui qui a pu se
retenir face à Shaül, alors qu’il avait toutes les raisons de le
tuer ? David n’a pas changé, mais c’est la situation qui a changé.
» En effet, avant de mourir, Shmuel a révélé et, « désormais, tout
Israël sait que David a été oint roi d’Israël. Naval se retrouve
maintenant dans la situation de mored bemal’hout (il porte atteinte
au roi et à la royauté). Et la Torah confère au roi le pouvoir de
se débarrasser de lui. » D’ailleurs, c’est ce que dit Avigaïl : tu
viens au nom de la royauté d’Israël. David n’agit donc pas par
colère, mais il se contrôle parfaitement. Désormais, comme roi, il
doit réagir d’une façon nouvelle, car un roi ne peut laisser
quelqu’un offenser ce qu’il est et ce qu’il représente. Les Maîtres
expliquent qu’il y a 3 personnages qui représentent un pouvoir : le
père, le maître et le roi. Et voici comment ils doivent réagir,
quand leur pouvoir est contesté ou qu’ils sont offensés : un père a
le droit de ne pas tenir rigueur à son enfant qui l’a offensé. De
même, le maître par rapport à son élève. Par contre, « un roi
offensé n’a pas le droit de dire que ce n’est pas grave. Il est
obligé de réagir ». Certes, il a le droit de mesurer sa réaction,
mais il est obligé de réagir, et la Torah lui donne même le droit
d’éliminer celui qui s’est dressé contre lui. Car les deux 1ers ne
représentent qu’eux-mêmes, et l’offense est seulement par rapport à
eux. Au contraire, le roi représente le peuple d’Israël, l’identité
d’Israël, et même le Dieu d’Israël. Bien sûr, s’il est offensé de
façon personnelle, il peut renoncer à punir, mais s’il est offensé
en tant que roi, il ne peut laisser passer. David est prêt à punir
Naval, car c’est ce qui doit être fait. Quels vont donc être les
arguments d’Avigaïl, pour lui montrer qu’il a raison en théorie,
mais qu’il se trompe dans la pratique ? Le Malbim dit que « dans la
mesure où tout le monde a su qu’il avait été oint, il était obligé
d’accomplir la loi de mored bemal’hout. Et il a rassemblé un
tribunal » qui a rendu un jugement dans le sens d’une punition.
Avigaïl lui dit « mon but est de permettre à ta royauté de devenir
éternelle. Tous tes combats n’ont toujours été que des combats pour
Hachem. Tu ne t’es battu que contre l’ennemi qui représente
l’idolâtrie (par ex : Goliat qui a insulté Israël et Hachem)
Veux-tu recommencer les mêmes erreurs que Shaül ? Sache que la
véritable raison pour laquelle il a perdu la royauté, c’est parce
qu’il a mal utilisé son droit » (il s’est attaqué à ses ennemis
dans le peuple d’Israël). Cela évoque la différence entre le décret
écrit, puis le moment où il est scellé : Shaül avait épargné Amalek
et avait été destitué, c’est l’écriture du décret ; mais un temps
est encore donné à l’homme pour faire téchouva, avant le sceau du
décret : le décret fut scellé lorsque Shaül s’est débarrassé de ses
ennemis dans le peuple d’Israël, au nom de la loi l’autorisant à le
faire. Tous les rois juifs ayant utilisé ce droit ont tous été
destitués, ou ont perdu leur royaume, même Salomon. Seul David ne
l’a jamais utilisé, et il est resté roi jusqu’à la fin. Son pouvoir
n’a jamais été remis en cause, car il ne l’a jamais construit sur
la force, ni même sur le droit donné au roi. De là, on apprend que
la Torah donne des autorisations qui sont seulement un test, pour
nous, et qu’il ne faut pas les utiliser. C’est le même principe que
la théorie et la pratique concernant la condamnation à mort : elle
est possible, en théorie, mais en pratique elle est inutilisable.
C’est le sod de Naval bereshut haTorah : « une ordure avec la
permission de la Torah ». David n’aurait commis aucune faute, en
tuant Naval, mais sa royauté n’aurait pu être éternelle. Le roi est
celui qui sait s’imposer, non par la force de l’épée, ou par des
combines et complots, mais en dévoilant sa véritable grandeur : il
s’impose par le cœur, la pnimiout, l’intériorité ; une main de fer
dans un gant de velours (ce qui est le contraire des dirigeants du
monde). Le Malbim rajoute comme explication à l’argumentation
d’Avigaïl : « C’est vrai que nous venons tous de comprendre qu’il y
a longtemps que tu aurais dû être roi. Mais cette réalité de ta
royauté n’est pas encore inscrite dans le monde concret, puisque
Shaül est encore sur le trône. » Avigaïl part de la façon dont
David lui-même voit le monde et cherche la volonté d’Hachem : les
situations concrètes sont seulement les signes de ce qui est en
Haut. David n’est pas encore assis sur le trône, et il doit donc
comprendre qu’il ne peut encore utiliser tous les droits d’un roi.
Il reste une étape dans la réalisation. Avigal a donc dévoilé les 2
fondements de la vraie royauté d’Israël qui sont, d’abord, de ne
pas se servir de son droit pour imposer son pouvoir par la violence
; et, aussi, que la véritable grandeur d’un roi est de toujours
analyser tous les éléments de la réalité, afin de comprendre ce que
veut Hachem.
conclusion de tuer Naval et toute sa maison, lui qui a pu se
retenir face à Shaül, alors qu’il avait toutes les raisons de le
tuer ? David n’a pas changé, mais c’est la situation qui a changé.
» En effet, avant de mourir, Shmuel a révélé et, « désormais, tout
Israël sait que David a été oint roi d’Israël. Naval se retrouve
maintenant dans la situation de mored bemal’hout (il porte atteinte
au roi et à la royauté). Et la Torah confère au roi le pouvoir de
se débarrasser de lui. » D’ailleurs, c’est ce que dit Avigaïl : tu
viens au nom de la royauté d’Israël. David n’agit donc pas par
colère, mais il se contrôle parfaitement. Désormais, comme roi, il
doit réagir d’une façon nouvelle, car un roi ne peut laisser
quelqu’un offenser ce qu’il est et ce qu’il représente. Les Maîtres
expliquent qu’il y a 3 personnages qui représentent un pouvoir : le
père, le maître et le roi. Et voici comment ils doivent réagir,
quand leur pouvoir est contesté ou qu’ils sont offensés : un père a
le droit de ne pas tenir rigueur à son enfant qui l’a offensé. De
même, le maître par rapport à son élève. Par contre, « un roi
offensé n’a pas le droit de dire que ce n’est pas grave. Il est
obligé de réagir ». Certes, il a le droit de mesurer sa réaction,
mais il est obligé de réagir, et la Torah lui donne même le droit
d’éliminer celui qui s’est dressé contre lui. Car les deux 1ers ne
représentent qu’eux-mêmes, et l’offense est seulement par rapport à
eux. Au contraire, le roi représente le peuple d’Israël, l’identité
d’Israël, et même le Dieu d’Israël. Bien sûr, s’il est offensé de
façon personnelle, il peut renoncer à punir, mais s’il est offensé
en tant que roi, il ne peut laisser passer. David est prêt à punir
Naval, car c’est ce qui doit être fait. Quels vont donc être les
arguments d’Avigaïl, pour lui montrer qu’il a raison en théorie,
mais qu’il se trompe dans la pratique ? Le Malbim dit que « dans la
mesure où tout le monde a su qu’il avait été oint, il était obligé
d’accomplir la loi de mored bemal’hout. Et il a rassemblé un
tribunal » qui a rendu un jugement dans le sens d’une punition.
Avigaïl lui dit « mon but est de permettre à ta royauté de devenir
éternelle. Tous tes combats n’ont toujours été que des combats pour
Hachem. Tu ne t’es battu que contre l’ennemi qui représente
l’idolâtrie (par ex : Goliat qui a insulté Israël et Hachem)
Veux-tu recommencer les mêmes erreurs que Shaül ? Sache que la
véritable raison pour laquelle il a perdu la royauté, c’est parce
qu’il a mal utilisé son droit » (il s’est attaqué à ses ennemis
dans le peuple d’Israël). Cela évoque la différence entre le décret
écrit, puis le moment où il est scellé : Shaül avait épargné Amalek
et avait été destitué, c’est l’écriture du décret ; mais un temps
est encore donné à l’homme pour faire téchouva, avant le sceau du
décret : le décret fut scellé lorsque Shaül s’est débarrassé de ses
ennemis dans le peuple d’Israël, au nom de la loi l’autorisant à le
faire. Tous les rois juifs ayant utilisé ce droit ont tous été
destitués, ou ont perdu leur royaume, même Salomon. Seul David ne
l’a jamais utilisé, et il est resté roi jusqu’à la fin. Son pouvoir
n’a jamais été remis en cause, car il ne l’a jamais construit sur
la force, ni même sur le droit donné au roi. De là, on apprend que
la Torah donne des autorisations qui sont seulement un test, pour
nous, et qu’il ne faut pas les utiliser. C’est le même principe que
la théorie et la pratique concernant la condamnation à mort : elle
est possible, en théorie, mais en pratique elle est inutilisable.
C’est le sod de Naval bereshut haTorah : « une ordure avec la
permission de la Torah ». David n’aurait commis aucune faute, en
tuant Naval, mais sa royauté n’aurait pu être éternelle. Le roi est
celui qui sait s’imposer, non par la force de l’épée, ou par des
combines et complots, mais en dévoilant sa véritable grandeur : il
s’impose par le cœur, la pnimiout, l’intériorité ; une main de fer
dans un gant de velours (ce qui est le contraire des dirigeants du
monde). Le Malbim rajoute comme explication à l’argumentation
d’Avigaïl : « C’est vrai que nous venons tous de comprendre qu’il y
a longtemps que tu aurais dû être roi. Mais cette réalité de ta
royauté n’est pas encore inscrite dans le monde concret, puisque
Shaül est encore sur le trône. » Avigaïl part de la façon dont
David lui-même voit le monde et cherche la volonté d’Hachem : les
situations concrètes sont seulement les signes de ce qui est en
Haut. David n’est pas encore assis sur le trône, et il doit donc
comprendre qu’il ne peut encore utiliser tous les droits d’un roi.
Il reste une étape dans la réalisation. Avigal a donc dévoilé les 2
fondements de la vraie royauté d’Israël qui sont, d’abord, de ne
pas se servir de son droit pour imposer son pouvoir par la violence
; et, aussi, que la véritable grandeur d’un roi est de toujours
analyser tous les éléments de la réalité, afin de comprendre ce que
veut Hachem.
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