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  4. IWS 2026 : quel horizon désirable pour le futur du travail ?
Jeudi 24 septembre, le premier International Workplace Summit
(IWS 2026) posait ses valises au Campus Cyber, à La Défense.
Parmi les participants figuraient des directeurs immobiliers, des
responsables de l’environnement de travail, des facility managers
et des DRH venus de toute l’Europe, réunis autour d’une question
simple en apparence, celle de ce qui doit changer dans la
conception et le fonctionnement des lieux de travail.

Celle-ci n’a pourtant rien d’académique. Depuis le Covid, les
comportements ont changé et la société se transforme plus vite
que jamais. On a pris l’habitude de parler d’un monde BANI
(fragile, anxieux, non linéaire, incompréhensible). L’acronyme
force sans doute le trait, mais le constat de fond tient. Les
quinze années qui ont précédé 2010 étaient relativement stables,
et les ruptures se sont depuis enchaînées à un rythme inédit.
Reste encore à proposer à notre jeunesse un horizon désirable, et
pas seulement un constat alarmiste ni un catalogue technologique.
Voici mon compte-rendu de cette matinée passée à La Défense.

IWS 2026 : proposer un horizon désirable pour le futur du
travail Ce jeudi 24 septembre, le premier International Workplace
Summit (IWS 2026) posait ses valises au Campus Cyber, à La Défense.

L’intelligence artificielle tient une place centrale dans le
futur du travail. Nous la suivons sur Visionary Marketing depuis
2016, bien avant que l’arrivée des grands modèles de langage ne
déclenche une forme de panique collective, entretenue en partie
par les géants du secteur qui annoncent à intervalles réguliers
la fin de l’humanité par chatbots interposés.

IWS 2026 : quel est le futur du travail ? Et sera-t-il
désirable ?

Ces prophéties sont excessives, comme le rappelait J.P. Gownder
de Forrester dans nos colonnes. Il se passe pourtant bien quelque
chose, et la matinée de l’IWS en a donné trois lectures
successives qui dessinent, mises bout à bout, un tableau assez
complet du futur du travail. Un constat d’abord, une offre
technologique ensuite, et enfin une vision. C’est de cela que
nous avons le plus besoin.

Le Campus Cyber

Voulu par Emmanuel Macron, le Campus Cyber a ouvert ses
portes le 15 février 2022 à La Défense. Installé dans
l’immeuble Eria, reconnaissable à sa forme en pétales, il
accueille près de 1 800 collaborateurs dont ceux de
l’ANSSI. Environ un tiers du lieu est consacré à des espaces
collaboratifs ouverts à tous les acteurs du secteur, qui y
côtoient grands groupes, start-ups, services de l’État,
écoles et laboratoires.

L’aménagement intérieur a été conçu par Projective
Architecture, qui y a mené l’assistance à maîtrise d’ouvrage,
le « space planning » et la maîtrise d’œuvre sur
19 300 m² pour une surface totale de
26 000 m² répartie sur 13 niveaux, avec
restauration, bibliothèque, espaces événementiels, showroom
et terrasses.

Le constat de Muriel Pénicaud à IWS 2026

L’ancienne ministre du Travail, passée auparavant par Danone et
Dassault Systèmes, a publié en 2025 avec le journaliste Mathieu
Charrier et le dessinateur Nicoby une bande dessinée consacrée au
sujet, Travailler demain. Elle a proposé à la salle de
« dézoomer » quelques instants de la workplace pour se
projeter dans les dix années qui viennent. Son diagnostic repose
sur quatre vagues qui se superposent, à savoir l’intelligence
artificielle, la transition écologique, la démographie et le
changement du rapport au travail.

Muriel Pénicaud à IWS 2026.

Trois chiffres donnent la mesure de l’ampleur. Selon le FMI et
l’OCDE, l’IA concernera 50 à 70 % des emplois des économies
développées dans la décennie, « concerner » voulant
dire selon elle « détruire, créer ou transformer ». Le
World Economic Forum estime pour sa part que deux tiers des
métiers qu’exerceront nos enfants n’existent pas encore. Le
troisième chiffre est le moins connu et le plus frappant.

L’OCDE mesure depuis la fin des années 1980 la durée de validité
des compétences acquises dans l’enseignement supérieur
professionnel. Elle atteignait trente ans il y a une génération.
Elle serait aujourd’hui de deux ans. Muriel Pénicaud en tire la
conclusion logique, le schéma qui consiste à apprendre puis à
travailler est dépassé, et nous apprendrons désormais tout au
long de nos vies.

J’ai la sensation que, de tous les temps, les meilleurs se sont
toujours appliqués ce principe, cependant. Est-ce donc bien si
nouveau ?

Lionel Cottin, animateur de IWS 2026 entouré de Carole de
Crozet et Jérôme Galletti Ce qui est nouveau

La véritable grande nouveauté tient plutôt au public touché. Les
vagues précédentes d’automatisation frappaient les usines.
Celle-ci concerne d’abord les cols blancs, les fonctions support,
la finance, les RH, le marketing, et l’encadrement intermédiaire
qu’elle décrit comme « le ciment des entreprises ».
Elle y voit une chance, celle d’alléger des tâches pénibles, et
un risque, celui de perdre de vue la valeur de ce qu’on fait.
L’exemple d’un grand hôpital universitaire de Montréal illustre
cette tension. L’hôpital a déployé l’IA sur ses flux logistiques
et réalisé des économies de l’ordre de 25 à 30 %. Plutôt que
d’empocher le gain, la direction a réinvesti ce temps dans le
face-à-face avec les patients, qui guérissent plus vite. La
valeur a été replacée sur l’humain.

Enfin un peu de positif.

La transition écologique à la Défense vue depuis le Campus
Cyber où se tenait IWS 2026. Il semble y avoir encore du travail.

Le reste de l’exposé a balayé la transition écologique, que
« les RH traitent encore trop peu » (comment
reconvertir les mineurs de Silésie, dans un pays qui tire
80 % de son énergie du charbon ?), la chute
démographique, avec 670 000 jeunes bientôt sur le marché du
travail en France contre 956 000 au plus haut, puis le
télétravail. Les études qu’elle cite concluent que le travail à
distance améliore la productivité individuelle mais pénalise la
créativité, la résolution de problèmes et le sentiment
d’appartenance. Chuchoter dans un casque au milieu d’un open
space pour parler à Singapour n’a, selon elle, aucun sens. Venir
au bureau doit servir à faire des choses ensemble.

Tout cela est juste, documenté, et assez inquiétant. À la pause,
plusieurs participants se faisaient la même réflexion. Si la
salle avait compté davantage de jeunes diplômés, ils auraient
appris que l’essentiel de ce qu’ils viennent d’étudier est déjà
périmé. Ce constat, répété à longueur de colloques par des
personnalités bien informées, n’est pas en soi une vision de
l’avenir. Il ne donne à personne l’envie de s’engager dans un
projet. Muriel Pénicaud le dit elle-même d’ailleurs, les jeunes
ne se désengagent pas, ils s’engagent autrement, sur des projets
qui ont du sens plutôt que sur des institutions. Encore faut-il
leur en proposer.

La promesse technologique de Tom Ryckaert à IWS 2026

La deuxième lecture est venue de Tom Ryckaert, directeur chez
Planon, éditeur de logiciels de gestion immobilière et de
facility management, et auteur de Disruptive Workplaces. Sa thèse
tient en une phrase. La question n’est plus de savoir si l’IA
soutiendra le travail, mais si le lieu de travail lui-même
deviendra un acteur de sa réalisation.

Tom Ryckaert, auteur de Disruptive Workplaces, est venu de
Belgique pour nous faire son exposé.

La démonstration a été menée tambour battant. Maintenance
prévisionnelle (Lionel Cottin, animateur de la matinée, préfère
ce mot au calque anglais « prédictif ») avec 40 %
d’arrêts en moins et 25 % de coûts de réparation évités.
Plateformes de nouvelle génération, que le cabinet Verdantix
appelle CPIP (connected portfolio intelligence platforms),
chargées de relier les systèmes de gestion technique du bâtiment
aux outils informatiques de l’entreprise. Une alarme sur la
climatisation génère automatiquement un bon d’intervention
transmis au bon prestataire, sans qu’aucun occupant ait eu à se
plaindre. Le parcours de l’employé devient lui aussi autonome.
L’application signale un bouchon, réserve la place de parking
avec borne de recharge, propose le bureau voisin quand la place
habituelle est prise, et commande le poke bowl au poulet du
mardi.

Tout existe déjà

Tout cela existe déjà, assure Tom Ryckaert. Les robots et cobots
(robots collaboratifs conçus pour travailler aux côtés des
humains, sans cage de protection), aujourd’hui facturés entre
10 000 et 50 000 euros, en coûteront bientôt
5 000. Il ressort même le concept de « facility as a
service » qu’il défendait il y a dix ans, des services
mobilisés à la demande comme un logiciel.

M. Ryckaert rappelle aussi que 20 % du coût total d’un
immeuble se joue à la conception et 80 % dans les décennies
d’exploitation. Il invite à découper « l’éléphant de l’IA » en
petits cas d’usage concrets plutôt qu’à vouloir tout faire d’un
coup. Il cite surtout Tariq Chauhan, patron du prestataire EFS au
Moyen-Orient, qui lui a rappelé que tout cela restera une affaire
de personnes, puisque ce sont elles qui assurent les services au
quotidien.

Cette surenchère technologique laisse pourtant une question en
suspens. On la retrouve dans la plupart des salons
professionnels, et elle répond assez mal aux enjeux posés une
heure plus tôt. Un bâtiment qui commande le déjeuner ne dit rien
de ce qu’on vient y faire, ni de la raison pour laquelle un jeune
qui refuse le CDI y reviendrait. Les solutions présentées sont
souvent pertinentes, parfois séduisantes. Elles traitent
l’exploitation, pas le sens. Le problème soulevé par Muriel
Pénicaud est d’ordre sociétal, presque civilisationnel, et aucune
plateforme connectée ne le résoudra seule.

Dix tendances désirables

La troisième lecture est venue de ceux qui ont conçu le lieu même
où se tenait le salon. Jérôme Galletti et Carole de Crozet, de
Projective Architecture, ont imaginé le Campus Cyber il y a une
dizaine d’années, avant de l’aménager il y a cinq ans. Plutôt que
de faire visiter leur réalisation en diapositives, ils en ont
tiré, selon les mots de Jérôme Galletti, « une dizaine de
tendances désirables pour l’évolution du tertiaire ».
L’adjectif compte. Il ne s’agit plus de subir un avenir
incertain, mais de dire ce qu’on souhaite construire.

Visite de la salle du conseil du campus cyber lors de IWS 2026
: il n’y a pas de hiérarchie de place autour de la table

De ce projet et de nos recherches, nous avons déduit une dizaine
de tendances désirables pour l’évolution du tertiaire.

Jérôme Galletti, Projective Architecture

La première tendance renverse une habitude ancienne. Les
immeubles de bureaux ressemblent trop souvent à des forteresses
qui ne communiquent pas avec la rue. Au Campus Cyber, rappelle
Jérôme Galletti, un passant, un demandeur d’emploi ou un étudiant
peut entrer sans présenter sa carte d’identité, prendre un café,
travailler quelques heures, assister à un événement et poser des
questions sur la cybersécurité. Le bâtiment devient ensuite,
selon Carole de Crozet, le point d’ancrage d’un écosystème
sectoriel où cohabitent entreprises privées, administrations,
start-ups et écoles autour d’un même enjeu, avec l’idée
d’accélérer la collaboration et le développement commercial.

Rassembler ne suffit pas, il faut animer. Là où un immeuble
classique organise quelques animations par an, le campus en
accueille six cents, soit deux à trois par jour, portées par une
trentaine de personnes dédiées. L’amphithéâtre conçu pour la
parole descendante cède la place à un hub modulable, capable
d’héberger plusieurs scènes, un hackathon ou un repas. Le
showroom rempli de produits des années 1950 laisse la place à un
centre d’innovation où équipes internes et clients travaillent
ensemble sur les produits du futur. La restauration sort de son
créneau de midi pour se décliner en cinq espaces qui servent
aussi à recevoir un client, à former ou à cocréer.

Septième tendance désirable : le digital doit prendre une place
utile. Nous sommes bien d’accord.

Le numérique n’est pas absent de cette liste, mais il change de
rôle.

Il ne se limite plus à l’écran du poste de travail et doit
enrichir chaque espace. La salle de cyberexpérience du troisième
étage entraîne les comités de direction à la gestion de crise,
avec des capteurs qui permettent aux animateurs de suivre l’état
mental des participants pendant l’exercice. Les dernières
tendances sont d’une simplicité désarmante. Il s’agit de
supprimer les longs couloirs pour faire des zones de passage des
lieux d’échange, de traiter l’acoustique partout (premier motif
d’insatisfaction dans les bureaux, au point qu’au Campus Cyber
même la décoration du plafond absorbe le son), et de penser la
flexibilité dès la conception. Les espaces du campus changent
d’usage au gré des besoins sans travaux de réaménagement.

Ce qui distingue cette intervention tient moins à l’originalité
de chaque idée qu’à la méthode. La technologie y est un moyen
parmi d’autres. L’idée de départ consistait à partir de l’usage
et de l’expérience vécue par ceux qui fréquentent le lieu. On
répète volontiers que les jeunes sont désengagés, ce qui est en
partie vrai. On sait beaucoup moins leur proposer une expérience
qui leur donne envie de venir. Galletti et Crozet ont montré,
dans un bâtiment réel que les participants ont parcouru dans la
foulée, qu’un tel projet est possible.

Le poste de travail, de l’objet à l’expérience

L’atelier consacré au poste de travail a prolongé cette réflexion
à l’échelle du bureau individuel. Alban-Michel Moreno de Ministry
of Makers y a rappelé que l’ergonomie désigne la relation du
corps à l’objet, mais qu’elle englobe aussi l’acoustique et,
au-delà, l’expérience du bureau dans son ensemble, jusqu’au
jogging de midi avec les collègues. On ne vient plus au travail
pour le matériel. Le projet mené par le Crédit Agricole sur son
campus SQY Park de Guyancourt en a fourni une illustration. Six
modèles de bras support d’écran y ont été testés par les
collaborateurs eux-mêmes, au nom d’un principe simple, ce sont
les utilisateurs qui savent.

Le flex office a pourtant un revers, puisque le poste
n’appartient plus à personne. Tout se ressemble, c’est joli,
ingénieux, bien pensé, et profondément impersonnel. Les salariés
n’aiment pas utiliser un clavier ou une souris qui ne sont pas
les leurs, et Fellowes rappelle qu’on ne peut bien travailler
plus de deux heures sur un ordinateur portable. La réussite d’un
tel projet tient à son appropriation. Il faut laisser la place au
collier de nouilles et aux souvenirs de vacances, faute de quoi
le bureau ne sera jamais désirable.

Du global au local

La table ronde d’ouverture, qui réunissait Kantar, Tetra Pak,
Servier, le cabinet de conseil Jaicost et Korus Group autour de
la gestion de sites multiples, avait posé la question dès neuf
heures.

Les intervenants ont décrit la tension permanente entre
standardisation mondiale et cultures locales, entre
accessibilité, durabilité et ergonomie communes d’un côté, et
habitudes propres à chaque pays de l’autre. Le travail n’a pas le
même visage partout. On constate pourtant, où que l’on aille, des
bureaux qui se ressemblent beaucoup, et le débat sur l’hybride
tourne souvent en rond faute d’avoir défini ce qu’il y a de
réellement hybride dans ces organisations.

Table ronde en multiplex pour décoder le futur du travail dans
le monde

L’International Workplace Summit

L’IWS 2026 est un événement hybride organisé par Agora
Managers Groupe à l’initiative du média Anews Workwell. Ses
organisateurs le présentent comme le G20 de l’environnement
de travail et du facility management, destiné à réunir
dirigeants, décideurs publics, chercheurs, philosophes et
acteurs économiques. Sa signature est « Experience the
future. Now. »

ESEIS et Korus Group en sont les partenaires Platinium, aux
côtés de Planon, Jaicost, DEYA, Fellowes, MerciYanis,
SaaSOffice, Smart Impulse et Projective Architecture, cette
dernière ayant organisé les visites du site. Les thèmes
retenus couvraient le bâtiment circulaire, l’IA et la
robotisation appliquées au bâtiment intelligent, l’expérience
collaborateur et le workplace régénératif. Le programme
complet est disponible sur le site officiel.

Ce qui manque au futur du travail : un horizon désirable

La matinée de l’IWS a donc offert, dans l’ordre, un diagnostic
lucide, un catalogue technologique abondant et une proposition.
Les deux premiers sont nécessaires. Muriel Pénicaud a raison de
dire que l’incertitude est devenue la seule certitude, et Tom
Ryckaert a également bien fait de rappeler que les outils de
pilotage autonome des bâtiments sont disponibles. Aucun des deux
ne suffit toutefois à mobiliser des équipes, et encore moins une
génération qui cherche du sens avant la sécurité de l’emploi.

Une telle recherche du sens du travail n’est d’ailleurs pas
l’apanage de la seule génération Z soit dit en passant. Selon
l’Apec, 95 % des cadres, tous âges confondus, jugent
important d’exercer un métier qui a du sens. Et une autre enquête
d’Ifop menée pour la Fondation Jean-Jaurès (janvier 2023)
démontre que seuls 21 % des actifs jugent la place du
travail dans leur vie « très importante », contre
60 % en 1990. Ce taux est de 21 % chez les 18-24 ans et
de 23 % chez les 50-65 ans, un écart très faible entre
générations (Source : synthèse sur Harmonie Santé). Il y a
une certaine paresse intellectuelle à se contenter de pointer du
doigt la nouvelle génération pour mieux oblitérer les
aspirations, légitimes, de la majorité du personnel.

Ce qui manque au futur du travail, c’est une vision positive et
volontariste, portée par des gens capables de dire ce qu’ils
veulent construire et de le démontrer. C’est précisément ce
qu’ont fait Jérôme Galletti et Carole de Crozet en parlant de
tendances « désirables » dans un lieu imaginé dix ans
plus tôt. Muriel Pénicaud le relatait aussi à sa manière avec
l’exemple montréalais. Les gains de l’automatisation n’ont
d’intérêt que si on les réinvestit dans ce qui fait la valeur de
l’humain. À bon entendeur…

Les dirigeants disposent de toutes les données pour agir. Il leur
reste à proposer un horizon qui donne envie de venir travailler.

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travail ? appeared first on Marketing and Innovation.
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Worum geht es? Danach fragen wir noch nach dem Grund.

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