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Sismique - Où va le monde ? Archiv

322 Episoden
51 Minuten
"Il faut remettre l'économie dans la société et la société dans la biosphère” - Dorothée Browaeys

Comment repenser le progrès en prenant les contraintes de notre condition terrestre pour faire émerger une nouvelle civilisation de solidarité et de liberté, réconciliée avec le vivant ?

Dorothée Browaeys est une spécialiste des sciences du vivant, biologiste de formation, puis journaliste scientifique, fondatrice de l’association Vivagora et aujourd’hui dirigeante de Tek4life, qui s'emploie à accélérer la bascule vers une société réajustée aux milieux vivants. Au travers de ses activité et de ses prises de parole elle souhaite faire vivre "les trois écologies" (selon l'expression de Félix Guattari) - connexion aux écosystèmes, relation à soi-même, attention à l'autre et insertion politique - et elle met en exergue nos responsabilités face aux choix technologiques et aux modes d'existence humaine à venir.

Interview enregistré le 30 janvier 2020

***

Notes de l’épisode

3”- Etat des lieux des enjeux de l'époque

Une petite histoire de la modernité

Un rapport au monde biaisé : domination, virtualité

Notre besoin de prévisibilité

Les 3 vexations de l’Homme : Galilée, Darwin, Freud

“Nous ne voulons pas véritablement être fruit de ce monde biologique"

"Une économie de destruction de la nature"

"Je pense donc je suis” : notre pensée est désincarnée

"Il faut remettre l'économie dans la société et la société dans la biosphère"

9”- Réconcilier progrès technique et vivant - un manifeste

Manifeste pour refonder le progrès : 

“Il n’y a plus la possibilité de penser une performance économique sans penser une performance environnementale et sociale"

La résonance : vouloir posséder les choses c’est perdre la possibilité de l'altérité

Les 3 dimensions de l’écologie

Opposition entre thermodynamique et vivant, entre entropie et vivant

“Le vivant c’est l’incarnation de l’organisation"

Peter Sloterdijk - S’inspirer du vivant pour nos organisations sociales

“Vivre dans la perspective que nos sociétés humaines vont s’effondrer c’est insoutenable"

18” - Les mythes fondateurs

Les différentes formes de relation au monde (Philippe Descola)

“Je n’utilise pas le mot nature, car il est problématique"

Changer notre rapport au monde

Notre rapport au présent est asphyxiant, besoin de “nous retourner à nouveau vers un futur, plutôt que d’être effondrés"

23” - La place de la science

“La science et devenu un lieu de pouvoir qui est quasiment impérialiste"

“La vérité n’est pas seulement scientifique"

La science a perdu son statut d’espace de référence et c’est problématique

“Les scientifiques sont pris dans des lobbies, la confiance est abimée."

Le problème avec le système de publications qui empêche l'interdisciplinarité

Exemples des orientations intéressantes de la recherche autour du vivant. Penser des solutions inspirées de la nature.

29” - Quel espoir ?

L’émergence du nouveau monde structuré par 4 dimensions : sobriété, intégration des solutions,...

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59 Minuten
“La Terre est un vaisseau spatial, et nous sommes tous membres d’équipage” - Jean-François Clervoy

Jean-François Clervoy (@astro_JFrancois) fait partie du club le plus fermé du monde, celui des astronautes. En 1994, lors de son premier vol à seulement 35 ans, il est le 5e français à avoir été dans l’espace. Il y retournera à deux reprises en 97 et 99 à bord des navettes américaines Atlantis et Discovery.

Jean-François est toujours en activité au sein de l’ESA (European Space Agency) à Paris, où je l’ai interviewé, et continue d’être très actif pour soutenir les sujets qui lui tiennent à coeur, entre autre l’espace, les vols “zéro G" et les océans pour n’en citer que quelques-uns. Je ne m’étends pas sur le CV de Jean-François (que vous trouverez ici) car il est bien trop chargé pour tenir en quelques ligne.

Voir les étoiles… 

Voir la Terre depuis l’espace… 

Qu’est-ce qu’on ressent ? Qu’est-ce qu’on en ramène ? Qu’est-ce que l’on comprend différemment de notre réalité, de notre nature et de notre sort lorsque l’on voit les choses d’en haut, avec du recul ? Qu’est-ce que l’exploration spatiale peut encore nous apporter dans ce siècle où tant de choses se jouent sur notre petite planète. 

On parle ensemble dans cet épisode de l’émotion de "l’overview effect”, de la beauté du monde, de la fragilité de la vie, d’exploration, d’océans et des humains. 

Interview enregistré le 22 novembre 2019

Notes de l’épisode

4”- Vivre "l’overview effect”, la Terre vue de l'espace

“La premiere impression n’est pas du tout une impression de fragilité.”

“La Terre est puissante, la Terre nous survivra.”

“La Terre est isolée et elle est finie.”

Description visuelle de la Terre : c’est le plus beau des tableaux que l’on puisse imaginer

La fragilité de l’atmosphère : “un filet de gaz extrêmement mince, quel chance on a !”

“C’est la biosphère qui est fragile, pas la Terre.”

“Les dinosaures ont disparu parce qu’ils n’avaient pas de programme spatial” - Arthur C. Clarke

14”- L’emotion de l’overview effect

“On se sent Dieu momentanément” 

"Un complexe de supériorité suivi immédiatement par un complexe d’infériorité”

Les premiers mots de Gagarine

Quel est mon rôle en tant qu’humain ? 

“Nous ne devrions pas dire la Terre est fragile, nous devrions dire la vie sur Terre est fragile”

“La Terre est un vaisseau spatial et nous sommes tous membres d’équipage"

“L’espace est le premier pourvoyeur de données pour comprendre comment fonctionne la Terre"

26” - A quoi sert l'exploration spatiale ?

Sondes, télescopes, vols habités

Les missions de Star Trek : c’est exactement ce que l’on fait dans les agences spatiales

L’exploration est un facteur de coopération international comme aucun autre.

Intéresser les jeunes génération à des questions nobles, pas matérialistes.

32”- Nouveaux enjeux de l’exploration ? 

Space mining : exploration des ressources extra-terrestre

“Ce sera probablement ...

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45 Minuten
Jocelin Morisson fait partie de ceux qui cherchent des réponses du côté de notre rapport au monde, en mélangeant de manière originale science et spiritualité et en posant l’hypothèse que nous ne percevons qu’une partie du réel et que la science n’a pas encore réponse à tout ou du moins, ne pose pas toujours les bonnes questions.

Cet épisode un peu atypique, voire polémique pour certains, et doit donc être vu comme une introduction à des notions parfois complexes qui méritent selon moi d’être creusées davantage, mais en prenant garde à ne pas tomber dans une lecture “new-age” du réel. Sur ce type de sujet, il faut être particulièrement vigilant car on trouve sur internet de tout (“pseudo-sciences”, théories du complot)… Comme introduction à ces thèmes, ou en complément, je vous propose d’écouter le très bon épisode de l'emission "la conversation scientifique" sur le thème du réel.

Jocelin Morisson est journaliste scientifique depuis plus de vingt ans et a collaboré à de nombreuses revues et magazines (Inexploré, Nexus, Le Monde des religions, Nouvelles Clés, La Vie, VSD hors-série). Il est également auteur et coauteur de plusieurs ouvrages sur le thème des états modifiés de conscience et de la parapsychologie scientifique.

NB: après recherche, certains passages de notre conversation peuvent prêtés à confusion, et je vous invite donc à vous référer aux notes de l’épisode pour bien creuser et ne pas tout prendre au pied de la lettre.

Interview enregistré le 14 juin 2019.

De quoi parle-t-on ?

2" - Parcours et grille de lecture de Jocelin Morisson sur le monde

Science et spiritualité

“On peut vivre une spiritualité laïque fondée sur la science et la philosophie"

Convergence entre science et spiritualité

Diagnostic de l’état du monde : ce n’était pas mieux avant

Les grands enjeux des prochaines années

“Je crois à la notion de progrès"

8” - La nature de la conscience

“Nous avons une nature spirituelle, nous ne sommes pas qu’un corps"

Le discours matérialisme est dangereux

“On a beaucoup d’éléments pour penser que la conscience existe au-delà du corps"

La notion “d’âme" a une certaine réalité scientifique.

NB : Je n’ai ici hélas pas les sources pour corroborer cela. 

“Nous sommes reliés à la nature"

“Le monde intérieur ne fait qu’un avec le monde extérieur"

“Notre nature est d’être bienveillant et coopératif"

Kant : la différence entre le réel tel qu’il est et tel qu’on le perçoit.

"La conscience de l’observateur fait apparaitre la réalité par l’acte d’observation”.

NB: dans l'état actuel des connaissances, les phénomènes quantiques ne peuvent être extrapolés à l'échelle macroscopique. Jocelin fait référence à l’expérience des fentes de Young mais dans cette expérience, ce n'est pas l'observateur, ni sa conscience ni son intention qui change le résultat de l'expérience, mais le procédé d'observation.

“Cette réalité là n’est pas la réalité ultime"

NB: ce qui est plus communément admis est que nous baignons dans une réalité physique (entre autres), décrite par un océan d'information…

De la conscience. Un livre pour creuser : "Spinoza avait raison : joie et tristesse, le cerveau...

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1 Stunde 4 Minuten
Olivier Delamarche est un analyste financier spécialisé dans l’analyse macro-économique, aujourd’hui membre des Econoclastes, un groupe de réflexion qui décrypte l’économie en voulant s'affranchir des discours convenus.

L’économie c’est tout ce qui caractérise les échanges marchands entre les sociétés, les organisations et les individus et c’est un des facteurs clés pour expliquer la marche du monde. 

Aujourd’hui notre système économique est mondialisé, partout le même, d’une complexité extrême et donc parfois difficile à cerner. 

Est-on dans un modèle simplement capitalise, ultra-capitaliste, ultra-libéral ? 

Je n’ai pas encore bien fait le tour de la question mais je commence à comprendre que depuis 2008, beaucoup plus qu’avant, un élément joue un rôle central dans le système et permet la survie d’un modèle à bout de souffle : la dette. 

On parle avec Olivier de ce qu’il faut comprendre du modèle actuel, de création monétaire, de fuite en avant et des risques systémiques. 

NB: Olivier est connu pour ses positions critiques voire provocatrices sur la politique des banque centrales et pour son pessimisme sur l’évolution des marchés.

Interview enregistré le 20 novembre 2019

De quoi parle-t-on ?

1”- Présentation 

 

4"- Peut-on comprendre le monde sans comprendre l’économie ?

“L’économie c’est du bon sens”

“L’énarque n’a jamais rien compris à l’économie”

7”- Le modèle économique actuel ? 

“Vous n’êtes pas dans une crise, vous êtes dans un changement de modèle”

“Les vrais chiffres du chômage en France: c’est plus près de 20%”

“On vous dit si la finance va bien, l’économie réelle va bien… bah non”

“On n’est pas dans une économie de marché, on est dans une économie planifiée dont les prix sont fixés par les banques centrales”

“La banque du Japon achète tout son marché”

“Depuis 2000, le système ne fonctionne plus que par la dette"

Les salaires n’augmentent pas, la dette augmente

“La dette, c’est de l’impôt futur"

"L’état s’endette pour fonctionner, pas pour investir"

“On ne peut plus revenir à des taux d’intérêt positifs car ça ferait écrouler tout le système” 

23" - Comment fonctionne la dette ? Où va tout l’argent créé par les banques centrales ? 

Où est passée l’inflation?

Le fonctionnement du Quantitative Easing

Un collateral : une garantie d’un investissement

“Très peu de l’argent prêté aux banques arrive dans l’économie réelle"

Prêter directement à l’économie réelle ? 

“La monnaie c’est de l’huile dans les rouages, ce n’est pas ce qui fait tourner les rouages"

Augmenter la quantité monétaire ne permet pas d’augmenter le nombre de transaction

31” - Une fuite en avant ?

“Il n’y a pas de pilote dans l’avion"

“Nous sommes dans une fuite en avant"

Les politiques préfèrent continuer à s’endetter plutôt que de prendre des mesures impopulaires

“Ca s’arrête quand la population se rend compte que son billet ne vaut plus rien"

L’exemple du Japon

La crise passera par la rue

“Nous sommes en fait déjà en récession” 

Les banques centrales ne laisseront pas tomber le système. 

Le mirage de l’économie américaine : “plus de 40% des américains n’ont même pas 400$ d’économie"

"Obama a détruit la classe moyenne américaine"

46” - Investir pour le long terme ? 

“C’est le règne de ...

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47 Minuten
François Taddei est, entre autre, cofondateur (2005) et directeur du CRI, Centre de Recherches Interdisciplinaires sur les nouvelles manières d'apprendre, d'enseigner, de faire de la recherche et de mobiliser l'intelligence collective dans les domaines des sciences de la vie, des sciences de l'apprendre et du numérique.

A l’heure de l’intelligence artificielle et d’enjeux mondiaux qui semblent dépasser notre capacité à les penser, François Taddei plaide pour une (r)évolution de nos savoirs, de notre manière de les enseigner et plus largement pour une remise à plat de nos institutions. 

Comment faire pour que, dans ce monde en pleine mutation, l’éducation, la recherche s’adaptent suffisamment vite ? Quelle est la place de l’humain dans un monde de machines ? Comment s’appuyer sur la technologie pour développer nos capacités individuelles et notre intelligence collective ?

De quoi parle-t-on ?

2” - Les défis actuels

De la capacité des bactéries à s’adapter au changement

“La vitesse à laquelle croissent les défis dépasse notre capacité à les résoudre"

Réfléchir à l’intelligence collective

Les différentes dimensions du problème: une approche pluri-disciplinaire

6” - Un système bloqué

Un système éducatif devenu inadapté

Le modèle de création des élites n’a pas évolué depuis des décennies 

“Nos systèmes politiques n’ont pas évolué à la bonne vitesse"

"Les décisions sont nationales mais les problématiques sont mondiales"

11” - Éducation et Système éducatif

"Il faut apprendre à faire des choses que les machines ne savent pas faire"

Bien apprendre:

Choisir ce que l’on apprend

Apprendre collectivement, en coopérant

Apprendre à résoudre des problèmes ouverts

S’appuyer sur le passé mais le mettre à jour pour construire des choses nouvelles

Encourager la curiosité : "On France on dit que “la vérité est un vilain défaut"

18” - Quelles compétences pour demain ?

La capacité à résoudre collectivement des problèmes va être essentielle

Faire le lien entre les sujets complexes

Compétences émotionnelles et relationnelles

21” - État des lieux des systèmes éducatifs

Singapour, Finlande, Canada ont réussi à se transformer : d’une logique de contrôle à une logique de confiance

De la compétition à la coopération

Pourquoi certains ont réussi à se remettre en question mieux que d’autres? 

Pas de budget de R&D sur l’éducation en France… 

De notre incapacité à regarder ce qui se passe à l’étranger

26”- Comment progresser ?

Célébrer les progrès

Festival de la planète apprenante

“Tous les grands voyages ont commencé par un premier pas"

Les savanturiers

Développer l'adaptabilité

35” - Le futur ?

Remettre l’éthique, l’empathie, la coopération au centre

On doit transformer la manière dont on forme nos élites. 

"C’est le première génération qui manifeste au nom de la science"

Valerie Masson delmotte 

"La capacité à se mobiliser collectivement est essentielle"

Travailler les interfaces entre les disciplines. 

Les livres recommandés par François

Earth emotion - Glenn Albrecht
1 Stunde 8 Minuten
Quel avenir pour l'individu et ses libertés à l'ère de l'intelligence artificielle ? Pour répondre à cette question urgente, puisque l’IA se développe à une vitesse qui semble un peu nous dépasser, Gaspard Kœnig, que je reçois dans cet épisode, a entrepris un tour du monde de San Francisco à Pékin, d'Oxford à Tel Aviv et de Washington à Copenhague. Il a rencontré plus de 120 professeurs, entrepreneurs, intellectuels, politiques, économistes et artistes pour tenter de faire émerger une sorte de philosophie de l’intelligence artificielle et nous donner une clé de lecture essentielle sur cette révolution technologique, individuelle et sociétale en marche. 

Enregistré le 18 sept 2019

De quoi parle-t-on ?

1" - Pourquoi une enquête sur l’IA ? Qu’est-ce qu’une IA ? 

Leibniz 

Yuval Harrari, Homo Deus : nous allons abandonner notre libre arbitre à l’IA et cela remet en cause les fondements de nos sociétés

“L’IA n’est pas si révolutionnaire que ça.”

Comment reconnaitre un chat... ? 

“Une IA repose sur du travail humain de classification.” 

Amazon Turk et le Turc Mécanique

10” - La singularité ? 

Westworld, Her, 2001, Terminator… le fantasme de la super intelligence artificielle

Stephen Hawking, Nick Bostrom, Max Tegmark, ce ne sont pas des spécialistes de l'IA

“L’erreur fondamentale est sur la définition de l’intelligence.” 

Antonio Damasio : l’intelligence est avant tout un phénomène biologique

15” - Tourniquets et Nudges

"L’IA nous incite à déléguer notre capacité de choisir."

Dating apps, GPS...Le piège du confort et le cerveau qui s’attrofie 

Le Principe du tourniquet et les “nudges”: on se laisse guider de plus en plus dans nos choix sans même s’en rendre compte

Maximisation des plaisirs individuels au sein d’un groupe : utilitarisme. 

Pieter Thiel : “L’IA est communiste.” 

25” - IA et moralité

Pour les chinois le progrès est forcément positif

Les technologies IA “collectivistes" conviennent tout à fait aux valeurs chinoises confucéennes

Crédit social chinois

L’IA pour les chinois : outil de puissance géopolitique et outil de développement sociétal

“Pour la premiere fois en occident les notions de liberté économique et de prospérité individuels s’opposent.” 

Kai-Fu Lee

35” - IA, individu et capitalisme

De ...

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28 Minuten
Ramesh Srinivasan, doctorant de Harvard et du MIT, étudie les relations entre technologie, politique et société dans le monde en tant que chercheur et professeur à l’université de Californie (UCLA). Il a notamment fondé le “Digital Culture Lab” qui explore la manière dont la technologie se répand dans le monde, loin de son lieu d’origine, et a publié plusieurs ouvrages sur le sujet (voir plus bas). 

Ramesh plaide pour une meilleurs prise en compte des nombreux biais inhérents aux technologies numériques alors que celles-ci se diffusent dans le monde entier, influençant la vie de milliards de personnes. 

Qui décide de l’orientation que prend l’innovation technologique ? Quels sont les biais culturels qu’il faut comprendre ? Quels sont les conséquences de l’utilisation des réseaux sociaux sur nos sociétés et sur nos vies d’individus ?… 

Ramesh estime ainsi qu’il faut réaligner les technologies avec des valeurs démocratiques, d’égalité et de diversité. Il s’agit de lutter contre la construction, via le digital, d’un monde uniforme.

On parle d’un peu tout ça dans cet épisode court de 30 minutes. 

NB : Episode en anglais.

Interview enregistré le 24 juin 2019 à la conférence USI (Unexpected Sources of Inspiration)

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De quoi parle-t-on ?

1" - La question de l’origine culturelle de la technologie

Certaines technologie utilisées par des milliers de personne dans le monde émergent des décisions de seulement quelques-uns.

Ces technologies ont un impact sur la vie des gens et sur nos sociétés partout dans le monde.

3” - Comment définir la technologie ? 

Les technologies digitales sont extrêmement différentes des technologies traditionnelles car elles se diffusent beaucoup plus rapidement et qu’elles sont apprenantes.

6”- Qui décide de l’évolution de la technologie ?

Les technologies numériques viennent de la Silicon Valley (et de Chine) mais ont un impact sur le monde entier. L’exemple de l’impact de Facebook sur le génocide des Rohingas en Birmanie. 

Il y a des biais inhérents à la culture d’origine de la technologie dans le design de celles-ci. Il faut donc poser la question de la conception et de l’orientation. 

"La technologie n’est pas neutre, la science n’est pas neutre”. Nous créons les choses à partir de ce que nous sommes, de notre vision du monde. 

Il faudrait comprendre l’existence de ces biais pour adopter une approche collaborative dans la conception de ces technologies qui ont impact planétaire.

10” - L’impact de la technologie

L’impact de la page de résultat de Google sur nos vies alors qu’on ne sait pas comment l’algorithme fonctionne vraiment. 

L’utilisation des réseaux sociaux a un impact sur la construction du cerveau des jeunes et crée des depressions.

L’exemple de Facebook durant la dernière élection américaine du fait du fonctionnement de l’algorithme: le biais vers la consommation des information extrêmes et des informations qui nous enferment dans nos propres convictions. 

Les sociétés deviennent de plus en plus polarisées du fait de la consommation de l’information sur les réseaux sociaux.

Les risques pour le fonctionnement de la démocratie sont énormes: celle-ci...

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58 Minuten
Faut-il sauver le monde ? 

C’est je crois la question que j’avais en tête au départ de cet interview avec Franck Lopvet, avec en creux une interrogation sur ma propre responsabilité d'homme face à des évènements qui semblent nous dépasser.

Ce que j’ai voulu aller chercher chez Franck c’est sa capacité à nous faire changer de regard sur les choses en général et sur nous-même en particulier pour nous mettre face à nos mécanismes de pensée et d'action.

Ce que je l’avais entendu dire sur les notions de bien et de mal, de responsabilité, de libre arbitre et de subjectivité m’ont permis de beaucoup avancer dans mes réflexions sur quoi faire de ce futur angoissant dont je découvre la complexité et la réalité chaque jour un peu plus.

J’ai voulu partager ça avec vous dans Sismique...

Interview enregistré le 27 juillet 2019.

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De quoi parle-t-on ?

2” - Planter le décor

Qu’est ce que notre planète ? Un caillou ou un être vivant ? 

L’angoisse de la mort

Accepter que nos perceptions sont limitées

“ Il a d’abord fallu que je passe par l’élargissement de ma propre vision pour comprendre” 

L’intelligence de la vie

“Aujourd’hui il y a quelque chose de l’ordre du mystérieux qui est intégré à ma vision de la planète” 

Notre perception est polarisée : mal ou bien. 

L’acceleration actuelle comporte en elle-même le pire et le meilleur. 

8” - Faire des choix ? 

L’idée n’est pas de sauver la planète mais de sauver l’humain : le désir de survie et la peur de la mort

“ Le reflexe de survit nous amène à teinter notre façon de regarder le monde” 

La métaphore de la plage, l’humanité et du grain de sable, moi.

“ Quel personne ai-je envie d’être ?”

“ Sortir de la croyance que tout le monde voit la même chose” 

Ramener le drame à l’intérieur de moi.

“ J’ai envie de passer par l’égoïsme comme clé de l’altruisme” 

12” - Changer le monde ? 

“ Tout ce que je connais du monde est passé par mes sens” 

“ Je ne crois pas en l’objectivité "

“ Je crois que l’observateur d’une situation change ce qu’il est en train d’observer"

“ On aime se réunir contre” 

L’experience du 100è singe

Les idées sont dans l’air et on s’en saisie

“ Je me suis débarrassé du besoin de la preuve” 

18” - Responsabilité et engagement

“ Accepter de regarder que le monde fonctionne exactement comme je fonctionne” 

Commencer par soi

“ Le monde est le résultat des pensées que les humains ont à propos de ce monde” 

Accepter le bien et le mal à l’intérieur de soi. 

On perçoit à l’extérieur ce qu’on est à l'intérieur

“ Le désir de faire le bien pour aller combattre le mal, c’est le (aussi) le mal” 

Le mal et le bien se complètent, ils ne vont pas l’un sans l’autre. 

S’engager pour éradiquer le mal ou bien s’engager pour dire qui l’on est. Ce n’est pas la même chose. 

27" - La moral

La morale est-elle vraiment utile ?

“ Je pense que la morale est plus juste quand elle redevient un problème intérieur” 

On peut voir le bien et mal dans chaque évènement

“ Lorsque le pire se présente, le désir de meilleur se présente avec” 

31” - Changer le monde ? 

La culture de l’individualité et le déni de notre animalité (depuis Jésus Ch...

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33 Minuten
Episode en anglais.

Qu’est-ce que l’innovation ? Pourquoi est-il essentiel d’innover, aujourd’hui peut-être plus que jamais ? Comment faire pour innover vraiment ?

David Rowan, ancien rédacteur en chef de l’édition anglaise du magazine WIRED (un des magazines de science et technologie les plus lus dans le monde) a consacré 18 mois de recherche autour du monde à la rencontre des leaders les plus inspirants et des startups les plus innovantes, et il en revient avec un point de vue intéressant sur ce qui fait qu’une organisation est capable d’innover ou encore de survivre à un environnement aussi changeant que le notre. 

Interview enregistré le 24 juin 2019 à la conférence USI (Unexpected Sources of Inspiration)

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De quoi parle-t-on ?

1" - Pourquoi une enquête sur l’innovation ?

David a rencontré des acteurs de l’innovation dans le cadre de son travail chez Wired et s’est rendu compte à quel point dans toutes les organisations l’innovation est un sujet qui est mal traité. “I was upset by the waste of money, talent and time” 

Il a voulu découvrir les vrais innovateurs, les leaders qui arrivent à inventer de nouvelles choses et à les faire émerger 

“Je suis un sceptique”... et il y a beaucoup de "bullshiters"

“Je voulais trouver les quelques personnes qui sont effectivement des innovateurs"

6” - Pourquoi innover ?

The innovator’s dilemna

Le monde change. Les entreprises et organisations en place sont dans le déni quand cela arrive et ont du mal à s’adapter. 

La revolution numérique : 20 après, beaucoup ne s’y sont toujours pas adaptés, n’ont toujours pas compris que les règles du jeu ont changé.

9” - De l’incapacité à changer ?

Les structures en place, la culture, le système de récompense, la confiance créent beaucoup de résistance au changement : on ne croit pas que les choses peuvent changer, que ce qui a marché hier peut ne plus marcher.

Les institutions actuelles ne sont pas faites pour adresser des problèmes comme le changement climatique. Ceux qui vont permettre de changer sont les “pirates”, des mouvement décentralisés avec une forte conviction. 

Il faut créer une culture qui permette à ceux qui veulent faire les choses différemment d’avoir les moyens d’essayer. Je ne crois pas que les gouvernements pourront résoudre ces problèmes, ce sont les entrepreneurs soutenus par le marché qui ont une chance d’y arriver. 

Le capitalisme monopolistique n’est pas nouveau et il empêche le système de bien fonctionner

17” - Comment innover ?

La liberté d’expression est notre bien le plus précieux. Les innovations les plus importantes sont celles qui peuvent permettre à cette liberté expression de se maintenir, à l’information de circuler, au débats de se faire de manière libre.

L’innovation : créer de la valeur qui corresponde à ce dont on aura besoin demain

Il n’y a pas de recette magique pour l’innovation si ce n’est savoir écouter, expérimenter, rester ouvert à toutes les idées et confronter les idées de gens différents. 

24”- Petits contre gros

Les grosses entreprises de la Tech ont pour stratégie de tuer les innovations dans l’oeuf si elles sont dangereuses pour elles, quand bien même elles sont bonnes pour les gens.

Nous ...

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32 Minuten
Passionné par l’astronomie et les sciences, Sébastien Carassou est Docteur en astrophysique et spécialiste de l’évolution des galaxies. Durant sa thèse réalisée à l’institut d’astrophysique de Paris, il a développé une méthode novatrice permettant de mieux comprendre l’évolution de ces dernières.

Il est depuis devenu vulgarisateur scientifique et a lancé sa chaîne YouTube Le sense of wonder. 

Nous parlons ensemble des divers liens que l’humanité noue avec le cosmos, des questionnements inhérents au destin de notre espèce à court, moyen et long terme ainsi que des interactions entre la science, les mythes et la science-fiction.

Interview enregistrée le 4 juin 2019.



De quoi parle-t-on dans cette 1ère partie ?

4" - La Terre vue de l’espace

Point de Lagrange et “Overview effect"

Le "monologue du point bleu pâle", de Carl Sagan

Une planète spéciale :

De l’eau liquide

Le rôle de la Lune

Sous la protection de Jupiter

Une tectonique des plaques

10” - L’histoire de la Terre et de ses voisines peut-elle nous éclairer sur l’époque actuelle ? 

L’alternance des ère glacières et inter-glacières

Le PETM (Maximum thermique du Paléocène-Eocène) : on sait à quoi ressemble une Terre chaude...

“Si on ne change rien aujourd’hui, on est sur une trajectoire à 4 ou 5 degrés de hausse de température.” 

La planétologie comparée : comment Mars et Vénus ont-elles évolué et ce que l’on peut en apprendre ?

“Ce que le PETM a fait en 20 000 ans, nous le faisons en 200 ans” 

“On sait que la Terre a mis 200 000 ans à s’en remettre

“Le taux de CO2 n’a jamais été aussi élevé sur Terre depuis 3 millions d’années” 

Le rapport entre concentration de CO2 et température : Claude Lorius 

“On émet aujourd’hui 100 fois plus que l’intégralité des volcans sur Terre.” 

23” - L’Anthropocène

Paul Crutzen a proposé ce terme dans les années 70

L’Holocène depuis 12 000 ans : une ère interglaciaire stable

“L’humanité est devenue une force géologique” 

Des exemples de la manière dont nous avons modifié la planète. 

28” - Science vs. Non science

La passion de Sébastien pour les théories “alternatives" avant de développer son esprit critique

Philip Plait - Bad Astronomy. 

The Demon-Haunted World, livre de Carl Sagan

“Toutes les connaissances ne se valent pas” 

La méthode scientifique.

“Le but de la science est de comprendre le monde en se nourrissant constammen...

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Passionné par l’astronomie et les sciences, Sébastien Carassou est Docteur en astrophysique et spécialiste de l’évolution des galaxies. Durant sa thèse réalisée à l’institut d’astrophysique de Paris, il a développé une méthode novatrice permettant de mieux comprendre l’évolution de ces dernières.

Il est depuis devenu vulgarisateur scientifique et a lancé sa chaîne YouTube Le sense of wonder. 

Nous parlons ensemble des divers liens que l’humanité noue avec le cosmos, des questionnements inhérents au destin de notre espèce à court, moyen et long terme ainsi que des interactions entre la science, les mythes et la science-fiction.

Interview enregistrée le 4 juin 2019.

De quoi parle-t-on dans cette 2éme partie ?

7” - Le technosolutionisme ? 

“La science et la technologie sont deux choses différentes” 

Géo-ingénierie 

“Je suis plus pour le démantèlement des centrales à charbon que des centrales nucléaires"

Jean Marc Jancovici, Tristan Kamin

10”- Retour sur les théories pseudo-scientifiques

Energie libre ?

“Ce sont des illusions un peu dangereuses car elles détournent notre énergie collective"

Reptiliens ?

“Les lois de la physique ne sont pas corruptibles” 

“Je recommande de développer des stratégies intellectuelles pour se protéger” 

La pyramide des niveaux de preuve: rumeur < témoignage < parole d’expert < articles scientifiques < consensus scientifique

16” - Notre rapport au cosmos

L’astronomie comme source d’humilité, penser le long terme, tisser des liens avec la nature

Les retombées technologiques de l’exploration spatiale

Capteur Cmos dans les smartphones

L’algorythle d'Hubble et la détection des cancers

Nasa spinoff 

“Le ciel a joué un grand rôle dans l’évolution de nos sociétés”. 

Comprendre les cycles de la nature...Les Algonquins et les pleiades

Les mythes dans les étoiles : les 7 rishis des hindous, la grande ours

“La pollution lumineuse nous a éteins le ciel"

La révolution de la découverte de la taille réelle de l'univers

Une espèce à part - ARTE

21” - La science et notre compréhension du réel

Inconnues connues et inconnues inconnues

De la complexité de la formation des nuages (GIEC)

“On n’a pas de modèle prédictif sur l’évolution de nos sociétés, n’en déplaise aux collapsologues.” 

“Les politiques n’écoutent pas le consensus scientifique actuel sur les recommandations” 

27” - L’hyphothèse du plan B ?

“Mars comme planète B : ça ne marche pas”

Voyage à Proxima B sur “le Sense of Wonder”. Le voyage interstellaire est-il possible ?

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55 Minuten
Daniel Kaplan fait comme beaucoup le constat que nous sommes collectivement démunis face à la nature et à l’ampleur des transitions à venir, notamment celles que les transformations écologiques et les défis écologiques nous promettent. Pour trouver des solutions, il nous faudrait avant tout faire appel à l’imagination, à notre capacité à inventer des histoires, comme nous l’avons toujours fait pour appréhender le réel et nous projeter dans l'avenir. 

D’autres futurs sont possibles, à condition que l’on se donne d’abord la peine de les imaginer… 

Daniel Kaplan explore le futur sous l’angle de l’innovation ouverte d’une part, et des imaginaires d’autre part. En 2000, il a créé l’association Fondation pour l’Internet Nouvelle Génération (FING), qui « produit et partage des idées neuves et actionnables pour anticiper les transformations numériques ». Il l’a dirigée jusqu’en décembre 2016, avant de lancer un nouveau projet, « Plurality University», tout en restant conseiller scientifique de la Fing. 

Depuis les années 1990, Daniel Kaplan est profondément impliqué dans le développement de l’internet en France et dans le monde. Au niveau mondial, il a été responsable des adhérents de l’Internet Society et a contribué à la création de l’Icann. Il a fait partie de la Chambre d’experts du programme e-Europe. En France, et été distingué en 2010 du Prix des technologies numériques. En 2013, il a été nommé membre du Conseil National du Numérique, au sein duquel il a siégé jusqu’en juillet 2017.

Il est ou a été membre du comité de prospective de plusieurs entreprises et centres de recherche. Il intervient comme enseignant à Sciences Po et au Centre Michel Serres. Daniel Kaplan a écrit ou dirigé plus de 25 ouvrages et rapports sur les thèmes de l’internet, de la mobilité, de l’e-éducation, l’e-inclusion, des villes de demain, du développement durable, de l’identité numérique…

Episode enregistré le 27 février 2019 dans le studio de Nouvelles Ecoutes.

 

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De quoi parle-t-on ?

 

2" - Le parcours de Daniel

Fondateur de la FING - Fondation Internet Nouvelle Génération

Etude de la transformation numérique; la transformation systémique

« On a une force sans but (la technologie) et un but sans force (l’écologie), ne pourrait-on pas essayer de marier les deux ? » 

10" - Une grille de lecture du monde

« Ne pas être capable de se projeter dans le futur est problématique » 

«  La question du désire d’avenir m’habite depuis longtemps » 

Deux grandes forces en action : numérique et écologique

«  L’écologie est la question déterminante de l’avenir » 

Tension entre le numérique qui pousse à dépasser les limites et l’écologique qui vise à intégrer des limites

20" - Construire de nouveaux imaginaires? 

Où est l’enthousiasme ? Il n’y a plus de récit d’avenir joyeux. 
56 Minuten
Jean-Marc Gancille est un militant écologique de la première heure. Il a notamment co-fondé Darwin, un lieu à Bordeaux, devenu un véritable éco-système dédié à l’expérimentation de la transition écologique, des alternatives citoyennes, de l’agriculture urbaine et d'autres idées pouvant permettre à la société de devenir plus écologique et résiliente.

C’est à l’occasion de la sortie de son livre « Ne plus se mentir » que nous nous sommes rencontrés. Jean-Marc y fait le constat que le militantisme « doux » ne suffit plus face à l’urgence écologique et prône une radicalisation de l’action dans le but de faire réagir un système qui nous conduit droit dans le mur selon lui.

Dans cet épisode nous parlons de sa vision du monde, de l’effondrement du vivant, de militantisme, de radicalisation et de sens de l’honneur. 

Episode enregistré le 13 mars 2019 à Paris chez Plink Studio.

De quoi parle-t-on ?

 

2" - Le parcours de Jean-Marc

« Je me suis fait une raison totale sur l’incompatibilité entre écologie et économie. » 

Darwin, un tiers-lieu à Bordeaux monté avec Philippe Barre

« J’ai perdu mes illusions depuis assez longtemps"

Sa nouvelle vie à la Réunion

11" - Quelle lecture du monde ?

L’enjeu des enjeux : les risques d’effondrement.

« On est au bord du précipice » 

Le combat pour la biodiversité est ma priorité 

« On s’est accaparé pour le bien être de quelques-uns l’essentiel des ressources qui permettait a tous de vivre correctement"

Steven Pinker

« On s’est fourvoyé dans cette conception que le confort matériel était l’accomplissement ultime » 

« Il ne reste plus que 4% d’animaux sauvages… rien que ça, ça me met dans une colère folle. » 

20" - Ne plus se mentir, le livre de Jean-Marc

« Il faut avoir le courage de s’opposer à la destruction totale de ce monde"

« Lâcher l’espoir pour le courage ». Il faut s’opposer physiquement. C’est une réflexion sur le niveau de radicalité. 

Le colibrisme ?

Il faut s’interroger sur ce qu’il faut faire pour entraver le capitalisme

A qui faudrait-il s’opposer ? Qui sont les adversaires?

« Nous sommes tous complices » 

Extinction rebellion, Deep Green Resistance.

« Le pouvoir reste totalement sourd aux mobilisations classiques et bien poli. » 

« Visiblement rien ne marche lorsqu’on passe par les voix démocratiques » 

« Il s’agit de sauver l’honneur. » « Il n’y a aucune inflexion qui aille dans le sens de ce que nous souhaitons… » 

Rapports d’Oxfam sur les inégalités. 

28" - Militantisme, activisme et radicalité

Contre qui se battre ?

Sea Sheperd, les boues de Gardante

Quelle efficacité ?

Quels sont les risques de retour de bâton ? 

Le cas des Anonymous comme exemple de répression.

Le mal qui vient, livre de Pierre-Henri Castel

Comment convaincre ? 

A quel niveau agir ? 

Petit gestes individuels face à la notion d’effondrement.

« Ce qui est important c’est la sincérité et la détermination » 

« On peut demander beaucoup à ceux qui ont tout » 

46" - Quelle lutte ?

Limiter la hauteur de la chute

Travailler sur le conflit d’idées entre les activistes

« Ayons du respect pour tous ceux qui sont déjà en marche"

Le principal levier d’action ? Le droit des animaux.

A quel niveau les décisions sont-elles prises ?

« J’ai le se...

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1 Stunde 13 Minuten
Voici un sujet dont on parle trop peu alors qu'il est absolument central dans la manière dont fonctionne nos économies et donc nos sociétés : la monnaie. 

On n'en parle peu, du moins en dehors des cercles économiques et financiers, parce qu'on n'y comprend généralement pas grand-chose à moins d'y passer un peu de temps. Pourtant la marche du monde est en définitive déterminée par qui tient les cordons de la bourse, par qui a le pouvoir de créer la monnaie et par là-même de décider de ce qui doit être financé ou non, exister ou non. 

Dans cet épisode, je tente d'y voir plus clair avec Gérard Foucher, un spécialiste et bon vulgarisateur du sujet.

Episode enregistré le 28 janvier 2019 dans le studio de Nouvelles Ecoutes.

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De quoi parle-t-on ?

 

1" - L’économie comme grille de lecture du monde

« Ce n’est pas avec le travail que l’on gagne le plus d’argent » 

Rapport entre invention de la monnaie et naissance des déséquilibres

 

7"- Une brève histoire de la monnaie

Un booster de développement

Pourquoi la monnaie a-t-elle été créée ? « Envie d’aller chercher ce qui a déjà été produit par d’autres. » 

La religion en Mésopotamie et la naissance de la comptabilité

Travail et pouvoir chez les rats. « La stratégie optimum est de ne pas se mouiller… » 

Centre de pouvoir et création monétaire. Complexe militaro-monetaro-minier. « Rapatrier des ressources vers le centre en donnant aux populations conquises l’illusion qu’elles sont payées. » 

« L’impôt est un moyen d’imposer une monnaie. » 

La naissance de la société marchande comme soumission au centre de pouvoir. 

« La première fonction de la monnaie c’est de permettre a un centre de pouvoir de prélever des ressources sur sa périphérie » 

 

23" - Le dollar et la puissance américaine

Bretton Woods et la naissance d’un outil de puissance

« Le souverain qui crée la monnaie qu’on utilise pour le monde entier sera de faire le souverain du monde entier ». 

La fin de la convertibilité dollar-or

Les pétro-dollars

 

30" - Création monétaire et pouvoir

La dette comme base de la création monétaire ou la création ex-nihilo. 

Qui crée la monnaie aujourd’hui ? 

Actif et passif 

« En ce moment les souverains, ce sont les banques. » 

« C’est le souverain qui décide ce qui va exister ou non dans le futur selon qu’il décide ou non de le financer. »

De la difficulté de financer des projets peu rentables

Les Etats sont-ils souverains ? 

« Créer la monnaie, c’est créer le futur. » 

« On perd souvent de vue le robinet (de la monnaie). »

« L’état est comme un gros crowd-funding. » 

« La plus grosse partie de l’impôt sert a payer la monnaie. »

Dette et souveraineté. 

 

47" - L’Europe et l’Euro

Vers un gouvernement mondial ?

La création de la monnaie est le premier pouvoir régalien.

« [Si l’on veut aller vers un gouvernement européen] c’était parfaitement logique de commencer par faire une monnaie européenne, avant toute chose. » 

 

51" - Les conséquences de la crise financière de 2008

La crise des subprimes expliquée 

« Les banques centrales peuvent créer de la monnaie pour les banques, par pour l’économie réelle. » 

« Du point de vue du système de souveraineté monétaire l’essentiel est que le systèm...

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Laurent Testot est journaliste, spécialiste ce qu'on appelle l'Histoire globale, une discipline qui vise à dépasser les récits nationaux pour comprendre comment l'humanité dans son ensemble s'est développée depuis ses débuts. 

Son ouvrage le plus connu a ce jour est Cataclysmes, livre dans lequel il explique notamment comment l'homme a modifié son environnement au travers des âges et quelles en ont été les conséquences sur le cours de son Histoire. 

Dans cet épisode Laurent nous donne des clés de lecture nouvelles sur notre passé et nous tentons ensemble d'en dégager des enseignements pouvant nous éclairer sur notre époque actuelle et sur celle qui vient. 

Entretien enregistré le 1er février 2019 dans le studio de Nouvelles Ecoutes.

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De quoi parle-t-on ?

 

2" - Une Histoire globale ?

Mettre en perspective de manière transdisciplinaire les passés de l'humanité pour faire un récit d'ensemble (par opposition aux récits nationaux et européo-centrés)

Les grands facteurs d'évolution de l'histoire humaine.

"Jusqu'à l’agriculture, l'humain n'était qu'un animal parmi d’autres."

"Rome n'était pas européenne, elle était méditerranéenne... nous ne sommes pas romains."

"L'environnement dicte le cadre des possibles."

De l'importance du hasard dans l'évolution des civilisations : l'exemple de la conquête des Amériques grâce aux virus. "Personne ne pouvait prévoir cette histoire de microbes."

10" - Le facteur environnemental dans l'histoire des civilisations

"Quand les gens ont faim, le pire est à prévoir."

"Le rythme de l'histoire mondial a été dicté par des périodes climatiques particulières."

Comment un degré celsius de variation peut changer l'Histoire...

Exemple de la conquête par l'Islam d'espaces vidés de leur population par les maladies.

Exemple de la Chine des Song et des conséquences d'une surexploitation des forêts.

"Il ne faut pas être dans le déterminisme historique."

17" - Le rapport à la nature est-il le même dans toutes les civilisations ?

Sur-prédation humaine de la mégafaune

Les 3M (Missionaires, Marchands, Militaires) : les outils du développement et donc d'une "guerre" contre l'environnement. 

"On se gargarise de l'histoire de l'Europe mais à l'époque où la Chine construit des villes d'un million d'habitants, en Europe la plus grande ville en compte quelques dizaines de milliers."

Le rapport des amérindiens à la nature conditionné par les limites technologiques et les techniques agricoles (brulis et milpa : mais, haricot, courge)

"L'Amazonie était un grand verger qui abritait plusieurs civilisations."

26" - L'époque moderne et l'émergence de l'Europe

De l'importance de la comptabilité en partie double... et de l'invention des sociétés anonymes avec capitalisation par action par les anglais et hollandais

La stratégie de conquête de l'Inde par les anglais.

L'histoire des "enclosures" anglaises ou la privatisation des terres pour la production de laine qui provoque l'exode rurale... les prémices de la révolution industrielle.

Le charbon, les mineurs, les syndicats et la naissance de la démocratie

"Le régime énergétique conditionne en partie le régime politique."

"Le milieu donne les possibles et les acteurs humains choisissent un itinéraire." 

"La Chine est la première puissance mondiale jusqu'en 1750". Explication du déclin de la Chine notamment à cause de sa "malédiction" des ressources.

40" - Démographie et énergie

Le cliquet malthusie...

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Sismique - Où va le monde ?

Sismique - Où va le monde ?

Écologie, économie, technologie, société, géopolitique... Comprendre les secousses.