La grève du sexe : enquête sur le mouvement 4B

La grève du sexe : enquête sur le mouvement 4B

vor 9 Monaten
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Beschreibung

vor 9 Monaten

Et si la plus grande arme politique des femmes était… le refus
?
Né en Corée du Sud, le mouvement 4B refuse tout : pas de mariage,
pas d’enfants, pas de relations amoureuses et pas de sexe avec
les hommes. Un rejet frontal d’un système patriarcal qui exige
toujours plus des femmes : maternité, domesticité, disponibilité
sexuelle.


Cette « grève du sexe » n’est pas inédite : du Liberia au Togo,
des femmes ont déjà utilisé le sexe comme outil de résistance
politique. Mais avec le 4B, le phénomène prend une ampleur
inédite : plus de 100 millions de vues sur TikTok, une diffusion
jusque dans les États-Unis post-Trump, où le renversement
de Roe v. Wade a ravivé les luttes autour des droits
reproductifs.


Pourtant, le mouvement suscite aussi de vifs débats. Certains
dénoncent son exclusivisme biologique qui exclut les minorités
sexuelles et de genre. D’autres rappellent que refuser le sexe ne
protège pas des violences masculines. Et puis, la réalité
politique reste plus complexe : aux États-Unis, par exemple, une
majorité de femmes ont elles-mêmes voté Trump.


Alors, le 4B : révolution féministe ou impasse stratégique ?.


"En colère", un podcast d'Ira Nesta
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